La Saône à Lyon pastel 1902-1906
Naissance dans le Bugey. Premiers souvenirs d'enfance à Lyon
(cache-cache dans les rayonnages de tissus rue Saint-Jean, échoppe de tailleur ).



 

1906-1919
Izieu, petit village du Bugey. Pays où est travaillée la terre. Cascade de Glandieu. Bugey huilePar jour 10 km à pied avec frère et sœur pour aller à l'école. En 1916, placé chez paysans jusqu'au retour du père de la guerre.

 

 

1919-1927
A Belley, tailleur (confection et mesure) rue Saint-Martin. Apprend le métier avec son père. Atelier de couture familialLongues tournées dans la campagne pour livrer.
Premier départ : service en Algérie (premières peintures)
Deuxième départ : pour se perfectionner en coupe, monte à Paris. Diplôme et travail chez grands tailleurs. Retour à Belley (magasin de tailleur rue Saint-Martin).


Modèle vivant1928-291927-1931
Départ définitif de Belley : en février, pendant la morte, entre aux Beaux - Arts de Lyon : 15 jours en 1° année ; dès oct. 27, 3° année. Pensait à la peinture, mais s'oriente vers la sculpture. Un conseil du directeur jamais oublié " Méfiez-vous de votre facilité ! ".
Travail de nuit (malle de vêtements à faire qui arrive de Belley) pour vivre. Début d'un grand amour, Maria (" sans elle je n'aurais jamais pris confiance ").


1931-1933
Paris : boursier de la Ville de Lyon avec à disposition un atelier, inchauffable mais immense. Met les bouchées doubles : fréquente Académies (dessins, croquis), concerts (fascination de Strawinsky), théâtres (Pitoeff, Jouvet, Dullin, un "pays").
Fait et vend portraits bronze (7). Expose au Salon des Tuileries en 33, en pendant avec Gimond et Despiau.



 

Limonest huile 1933-1942
Retour définitif, loin de Paris : enracinement à Limonest (son foyer, 3 enfants), garde assises paysannes (jardin potager, verger…).
Obtient (sur concours) un poste de
professeur de sculpture à Saint-Etienne. Limonest est alors un village à 15 kms de Lyon ; longs déplacements jusqu'à Saint-Etienne.

1942-1966
Vie matérielle plus facile : sur concours, poste de professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon 1943. Souffle de Résistance : en 1945, conseiller municipal nommé par la Préfecture, puis en 1947 : " Ne votez pas Machet, c'est un communiste ". En fait année de redécouverte de la foi. Après long travail à l'extérieur (pierre), construit en trois étés l'actuel atelier.
Maquette 1946Toujours la pierre : en 1947 monument de Oyonnax sur concours à 2 tours (réalisé entre 1947 et 1950) ; monument du Cerdon (36 concurrents au 1er tour, 5 au 2e). Maquette ensemble architectural Travail acharné. Coup au cœur, maladie de Maria. Elle meurt le 25 décembre 1950. 30 ans après, ferveur populaire pour le Monument du Cerdon, symbole de la Résistance mais l'œuvre est "anonyme" pour le grand public, du domaine public… 1951 Rencontre d'Anne ; redécouverte de la couleur, avec le pastel. Juillet 1951, inauguration du Monument du Cerdon.

Valeurs picturales de la sculpture :
essais polychromes Joie de vivre plâtre patiné
Amour des patines chaudes, multiples. Vers 1962 découverte du bois Ange Annonciation bois noyer;
1962-1974 (l'Annoncée, Danielle, La colère, puis Les chevaux (Liberté). T
aille dans le granit de Brouzet ( Tendresse, Paix qui s'éveille de Belley).

 

Liberté résine epoxy
1976-1978 les résines epoxy résine epoxy Liberté, détail Liberté Joie de vivre, Le partage du manteau)

Voyages

A partir de 1956 (de 36 à 56 ne quitte guère Limonest pour vacances), voyages en France (Briançonnais, Landes) ; à partir de 62, courts mais grands voyages (1962 Moyen-Orient ; 1973 et 74, Canada ; 1975 New York et côte Est ; 1976 Egypte; 1977 Turquie).

Expositions

1967 Première exposition personnelle (Paris Galerie Vendôme succès de critique). Puis en 1972 expo à Belley (Ain) (le retour du fils du pays) ; en 75 Theizé- en- Beaujolais (succès " populaire ") ; en 72 à Villeurbanne dans usine, mécénat industriel. Automne 1978 Rétrospective Archives Municipales de Lyon. Succès d'estime.
La maladie guette, elle l'emporte le 28 juin 1980



Aujourd'hui, les yeux s'ouvrent sur un message de sérénité conquise, de tendresse,
" d'amour de la vie, sous toutes ses formes… Fascination des visages, de l'humain."

Charly ph. Basset 1973

Charles Machet évoque ses deux ans de séjour parisien 1932-1933

Les lauréats du Prix de Paris occupent un immeuble faisant partie de la fondation Peyzieu rue Lodion. Le lauréat est par alternance un peintre et un sculpteur.
L'année précédente le peintre Renée Besson avait obtenu le Prix et pendant cette période elle réalise le portrait du sculpteur (huile sur toile).

Paris 20/1/72 -- Hier en allant chez Godard (le fondeur attitré de l'artiste) pour des prix de fonte à cire perdue, j'ai passé rue Lodion pour voir l'atelier du n° 18 où pendant 2 ans j'ai vécu avec la bourse du Prix de Paris -- La grande porte de bois de 8 à 8m50 de haut a disparu et remplacée sans doute par de la brique creuse que l'on a crépie et passé ainsi que le reste du mur en blanc - L'accès ne se fait plus que par la petite porte - Le long du couloir extérieur les fers à T qui formaient la grande verrière ont disparu et 2 séries de 3 grandes vitres les ont remplacés . Je n'ai pas sonné pour rentrer mais de la rue je voyais la maison derrière la petite cour qui nous servait d'habitation à Besson et à moi et où pendant 2 hivers je suis resté sans chauffage -- L'électricité placée après une démarche auprès d' Herriot m'avait permis de travailler plus -- Les Académies Colarossi, la Grande Chaumière étaient ma provision de chaleur et les seuls lieux où pendant 5 mois je pouvais travailler - J'ai arpenté cette rue qui longe le chemin de fer de ceinture aussi sombre qu'étaient mes pensées -.

Avec la crise de la sculpture l'avenir ne semblait pas brillant - La volonté d'arriver quand même, la volonté de préserver un amour qui un jour s'épanouirait peut-être me maintenait dans l'étroit sillon de l'espoir dans ce champ de travail acharné.

Le souvenir de mes études ne sont plus amers -- Depuis 1933 que de joies, d'amour et de bonheur, plus l'acquit dans mon métier pour tenter d'aller toujours plus loin dans la recherche avec l'apport primordial de la foi en Dieu, venue tardivement.

Filmographie
- Le travail du Monument du Cerdon, film réalisé par Charles Lyan (1947-50) avec fin de montage et ajouts de Charles Machet 1956-1976, durée 1h
- Charles Machet sculpteur, un 14mn de Bernard Maigrot pour Fr3 1981
- Machet portraits et autres films, 16mm réalisé par Charles Machet, montage Jean-François Chollet et Hélène Machet 1992 durée 1h.
- Vidéo (1973-2002) réalisée par René Basset ; en cours de montage.

Bibliographie
- Raymond Charmet, MACHET art sacré et ardent (édition réalisée en Italie), 1965.
- Jean-Jacques Lerrant, Machet, Lyon éd. Daru, 1978.
- Angèle Lozat Spinelli, Perception et traitement de l'espace dans la sculpture de Machet, mémoire de maîtrise Université LumièreLyon2, 1988.
- Louis Trénard, Charles Machet, notice dans Histoire des communes de l'Ain, 1984.
- Anne Machet et Michel Nicolas, Charles Machet sculpteur lyonnais (mise en page par Gérard Machet) Lyon éd. Martineau, 1992.
- Bernard Gouttenoire Dictionnaire des peintres et sculpteurs à Lyon aux XIXe et XXe siècles Lyon éd. LaTaillanderie 2000, p.221-222.
- Bernard Gouttenoire, Lyon le paysage des peintres éd. La Taillanderie 2001 p. 96.

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MACHET vu par MACHET
( d'après 2 feuillets de notes rédigés par l'Artiste en 1979 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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